*photo Elodie Jost
Le temps passe, il passe vite.
Il y a quelques année j’ai ressenti cette urgence de ne plus en perdre une miette, d’en faire une denrée précieuse.
Prendre le temps c’est le luxe absolu, s’en donner, se l’offrir pour poursuivre un rêve, un projet, un choix de vie et de travail, une vision d’ensemble.
La céramique demande ce temps; la terre a son rythme, sa logique, son écho-système organique et sauvage.
On doit composer avec elle, dialoguer, négocier parfois. Pratiquer la céramique c’est tendre vers une forme de liberté sous condition, vivre et créer sincèrement et simplement, c’est aussi accepter le moins, le peu, le nécessaire.
C’est faire avec volonté, humilité, patience, économie de moyen; beaucoup râter, refaire encore, faire mieux. FAIRE, chercher, (re)chercher, un monde imaginaire ou perdu, un monde à explorer, par le prisme d’une matière universelle et intemporelle, qui communément nous relie.